Bannière de la princesse Han


Au-delà
Moi universel
Moi réel
Moi supérieur
Esprit

Dantien supérieur
Shen
Énergie Céleste
Ciel
Mental Profond

Dantien médian
Qi
Énergie Astrale
Homme
Émotionnel Profond

Dantien inférieur
Jing
Énergie Éthérique
Terre
Corps Profond


Bannière chinoise
, découverte en 1972 par des archéologues chinois, dans la province du Hounan, au cœur d’une sépulture datant de la dynastie des Han de l’Ouest (- 200 av JC).
Cette bannière recouvrait un cadavre qui se trouvait dans un triple cercueil au centre d’une triple enceinte de planches. La tombe se situait sous un tumulus d’une hauteur d’environ 20m.

Structure de la bannière :
Bannière en forme de T, un couloir avec 3 sections, 3 étapes, qui s’ouvrent sur un espace plus large. Structure que nous pouvons retrouver dans les dolmens, les marelles, les églises … une représentation du cheminement entre Terre et Ciel.

Jeu de la marelle
Porte de l’église abbatial de Moissac
Couloir d’entrée de Gavrinis avec 3 sections

Dans le taoïsme, ce cheminement s’exprime par la pratique du Neidan qui est une synthèse d’anciennes pratiques gymniques, respiratoires et méditatives. Le corps de l’adepte est un laboratoire où il se sert de sa pensée pour induire des changements en lui-même et dans sa relation aux mondes. Son corps est composé de trois dantians (ou champs de cinabre) : inférieur, médian et supérieur.

En bas de la bannière, apparaissent des animaux monstrueux et un géant mi-animal, mi-homme. L’atmosphère exprimée dans la composition est celle des forces instinctives de la nature humaine.

Passage dans la seconde section, les créatures représentées sont beaucoup plus aériennes avec sept personnages raffinés et des oiseaux à tête humaine. En bas de la section une table chauffée par un four, en haut de cette même section un médaillon de jade d’où partent de souples ornements. Ici s’exprime une atmosphère de transformation et de raffinement des énergies.

Puis arrivée à la troisième section, où une vieille dame s’avance en s’appuyant sur une canne, escortée par trois personnages, comme trois aspects d’elle-même. Cette scène dégage une impression de sérénité. Les têtes des 2 dragons – dragons présents depuis la première section – sont conciliés au centre par une chauve-souris, elle-même porteuse d’un chapiteau sur lequel un trident indique le chemin vers l’Au-Delà.

Tout d’abord, un étroit passage encadré par deux gardiens. Puis deux dragons s’affrontent dont un ailé.
Au centre, de l’espace, une coupe, autour de laquelle semble s’harmoniser l’ensemble de la composition.
En haut à droite le Soleil dans lequel se détache un corbeau d’or qui transporte cet astre dans le Ciel.
En haut à gauche la Lune qui enserre dans son croissant un crapaud qui symbolise la lumière issue du souffle qui a un moment donné de l’œuvre illumine tout le corps de l’adepte et un lièvre de jade qui pile l’élixir d’immortalité. Ces animaux sont avant tout des symboles de régénération et d’illumination…
Puis en haut de la figure, au-dessus de la coupe, domine un personnage entouré de cinq grues (à noter la grue est la monture de l’immortel). Il semble naitre d’un serpent enroulé sur lui-même, symbole de l’éternité.

Bibliographie et webographie :
Nouvelles découvertes en Chine Pékin 1973 – éditions en langues étrangères
Taoïsme et connaissance de soi Guy Trédaniel 2012
Etudes et travaux n°1 association archéologique Kergal mai 1977

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